Nathalie Berthod est une artiste multidisciplinaire française, née en 1976, installée en Suisse. Son travail se déploie à la croisée de la photographie et de l’écriture. Pendant plusieurs années, elle évolue sur scène en tant que jongleuse et comédienne, au sein de créations personnelles et collectives. En 2014, elle choisit de quitter le spectacle vivant pour se consacrer pleinement à la photographie et à l’écriture. Depuis plus de dix ans, elle expose régulièrement son travail photographique. En 2021, elle publie son premier recueil de poésie, «Parles-tu la langue», aux Éditions des Sables. Son premier roman, «L'Antimonde», est aujourd'hui achevé et est actuellement proposé à des maisons d'édition.
Son approche est intuitive et contemplative. La photographie n'est pas pour elle un outil de documentation du réel, mais un moyen de le déplacer, de le transformer et d'en révéler les zones d'incertitude. Son travail accorde une place centrale à la post-production, qu'elle envisage comme un espace de création où se construisent de nouveaux univers, à la frontière du réel et de l'imaginaire. Depuis 2024, elle développe une pratique autour de la photogravure et du chine collé, dans une volonté de renouer avec la matérialité de l'image. Le processus d'impression manuelle à l'encre et le collage prolongent sa recherche en réintroduisant le geste, la lenteur et la matière au cœur de son travail.
Expositions
Exposition collective de photogravure
Galerie Trajets, Carouge
1er au 25 octobre 2026
Exposition collective de photogravure
Galerie Hortus, Petit-Lancy
17 au 23 mai 2027
«Map to Nowhere» – Galerie Kugler, Genève (à venir en 2027)
C’est un projet qui explore la transformation des images et des territoires. À partir de photographies réalisées dans des lieux abandonnés ou en marge du quotidien, Nathalie Berthod développe un processus de métamorphose mêlant photogravure, chine collé et rephotographie. Des fragments de cartes anciennes, de journaux, de planches botaniques ou anatomiques et de textes viennent enrichir l'image sans illustrer le lieu, mais en ouvrant de nouvelles lectures. Par ces passages successifs d'un médium à l'autre, les paysages se transforment en espaces mentaux où mémoire, géographie et imaginaire se rencontrent.